La méthodologie des savants du Maghreb Al-Aqsa concernant les informations relatives aux Attributs équivoques
Attributs équivoques : le chapitre les concernant a occupé une place immense dans le corpus dogmatique des savants du Maghreb Al-Aqsa, car parler de ce sujet se rattache aux plus nobles domaines de la science, celui de la connaissance de ALLAH — que ALLAH soit exalté — selon la voie de la transcendance (tanzih) et de la sanctification (taqdis). Le travail scientifique au Maroc s’est stabilisé, au fil des siècles, sur la réunion de deux fondements indissociables : la foi en ce qui est rapporté dans le Livre et la Sunna, et la transcendance du Créateur — que ALLAH soit exalté — par rapport à la ressemblance avec les créatures et aux nécessités des corps, des limites et des directions.
L’occupation des savants du Maghreb par ce chapitre n’était pas une occupation théorique abstraite, mais elle est venue dans le contexte de la protection de la croyance du commun des gens, de la préservation de l’enseignement religieux et de la construction d’une école sunnite, malikite et ach’arite aux traits clairs. De là, le suivi des paroles des imams du Maghreb concernant les informations des attributs révèle une méthodologie aux chaînons liés, commençant par les gens du hadith et de la jurisprudence, puis se cristallisant chez les sommités de la théologie et de l’enseignement, pour se poursuivre ensuite dans les explications, les gloses et l’enseignement jusqu’à l’ère Alaouite.
Le cadre dogmatique du Maghreb Al-Aqsa Avec la succession des États — des Idrissides aux Almoravides, puis aux Almohades, aux Mérinides, aux Saadiens et aux Alaouites —, la croyance en la transcendance s’est enracinée au Maroc. L’examen des textes des attributs a oscillé entre deux méthodes connues chez les gens de la Sunna : la délégation (tafwid) avec la négation du sens littéral physique, ou l’interprétation (ta’wil) globale ou détaillée et rigoureuse. Quant au fait de porter les textes sur leurs apparences corporelles, cela n’a pas été la position adoptée dans l’école maghrébine commune.
Premièrement : Abou ‘Imran Al-Fassi (m. 430 H) — L’environnement fondateur Abou ‘Imran Moussa Ibn ‘Issa Al-Fassi est considéré comme l’un des grands imams de la jurisprudence, du hadith et de la réforme en Occident musulman. Il a reçu l’enseignement des maîtres de Kairouan puis a joué un rôle central dans la construction de l’édifice scientifique marocain sur des bases malikites et ach’arites solides. Son importance dans ce sujet apparaît de sa position fondatrice : l’environnement qu’il a contribué à construire était un environnement qui répugne l’assimilation (tachbih), et qui prépare à la lecture des textes selon les exigences des fondements des gens de la Sunna. Il est un témoin de l’environnement fondateur qui a préparé l’enracinement de la transcendance en Occident musulman, avant l’achèvement de la formulation sanoussiya tardive.
Deuxièmement : Ibn ‘Abd al-Barr (m. 463 H) — La question de l’élévation (Istiwa) L’imam Abou ‘Omar Youssouf Ibn ‘Abdillah Ibn ‘Abd al-Barr An-Namari Al-Qourtoubi est considéré comme le mémorisateur (hafidh) du Maghreb et d’Al-Andalus sans contestation, et l’auteur des deux grandes encyclopédies du hadith : At-Tamhid et Al-Istidhkar. Dans le chapitre de l’Istiwa, Ibn ‘Abd al-Barr établit la venue du texte et n’emprunte pas la voie de l’anéantissement (ta’til), mais il rend la parole à ce sujet disciplinée par la règle de l’arrêt, tout en niant la modalité (takyif) et la ressemblance (tamthil). La considération chez lui n’est pas dans l’établissement d’une image physique pour l’Istiwa, mais dans son passage d’une manière qui ne mène pas à la corporéisation (tajsim). Il est signalé ici que certains de ses textes dans At-Tamhid sont plus proches de la voie des gens du hadith dans la délégation que de l’interprétation explicite, ce qui l’a rendu sujet à examen parmi les tardifs — et cette diversité même reflète la richesse de l’école et non son trouble.
Troisièmement : Abou l-Walid Al-Baji (m. 474 H) — Sur la négation de la corporéisation Abou l-Walid Soulayman Ibn Khalaf Al-Baji Al-Andalouci Al-Maliki, auteur de Al-Muntaqa et Ihkam al-Fousoul, a étudié à Bagdad et a été influencé par l’école théologique (kalam), puis est retourné en Andalousie portant une méthodologie alliant la tradition (athar) et la spéculation (nadhar). Il a décidé dans un passage de sa parole ce qui signifie que l’Istiwa ne doit pas être porté sur l’assise (joulous) et l’établissement (tamkin), car cela nécessite la spatialité (tahayyuz), qui fait partie des caractéristiques des corps. Il a déclaré : « Ne s’établit sur une chose que ce qui est un corps, et ALLAH — que ALLAH soit exalté — n’est pas un corps, il fut donc obligatoire d’écarter l’Istiwa de son sens apparent ». Cette règle bagienne représente un modèle de la méthodologie dialectique disciplinée qui a mélangé entre l’attachement au texte et la préservation de la transcendance.
Quatrièmement : Ibn Rochd le Grand (m. 520 H) — Sur la négation de la direction et du lieu Abou l-Walid Mouhammed Ibn Ahmed Ibn Rochd Al-Qourtoubi le Grand — et non le petit-fils philosophe — juge de la communauté à Cordoue, auteur de Al-Bayan wa t-Tahsil et Al-Mouqaddimat al-Moumahhadat. Il a consigné dans Al-Mouqaddimat un texte clair sur la transcendance dans lequel il dit : « Aucun lieu ne Le contient, aucun temps ne L’enserre, aucun événement ne L’atteint, et les six directions ne L’englobent pas ». Ce texte authentifié reflète la méthodologie commune des savants du Maghreb et d’Al-Andalus à cette époque, basée sur la double protection : établir ce qui est rapporté, et fermer la porte à la corporéisation.
Cinquièmement : Le cadi Abou Bakr Ibn al-‘Arabi (m. 543 H) — Sur le verset de l’Istiwa Le cadi Abou Bakr Mouhammed Ibn ‘Abdillah Al-Ma’afiri Al-Ishbili Al-Maliki, auteur de Ahkam al-Qour’an et Al-‘Awasim min al-Qawasim, est l’un des plus éminents savants du Maghreb et d’Al-Andalus au sixième siècle de l’Hégire. Dans son interprétation du verset de l’Istiwa (Taha : 5), il a déclaré ce qui suit : « L’Istiwa envers ALLAH — que ALLAH soit exalté — ne signifie pas l’assise et l’établissement, car cela est un attribut des corps, et ALLAH en est transcendé. C’est plutôt dans le sens de la domination, de la conquête et de la pleine royauté ». Ibn al-‘Arabi emprunte par cela la voie de l’interprétation détaillée, privilégiant le sens de la domination sur le sens de l’établissement, s’appuyant sur la langue des Arabes et le fondement de la transcendance ensemble.
Sixièmement : Le cadi ‘Iyad (m. 544 H) — Sur la hauteur et la direction Le cadi ‘Iyad Al-Yahsoubi As-Sabti représente une étape plus mûre dans l’expression de la méthodologie maghrébine dans le chapitre des attributs, car il a réuni le hadith, la jurisprudence et la théologie, et est devenu une référence chez les Marocains dans l’élucidation du dogme sunnite. Ses textes dans Ikmâl al-Mou’lim indiquent que ce qui suggère la direction et la hauteur (fawqiyya) n’est pas laissé sur son apparence physique, mais est compris d’une manière qui sied à ALLAH — que ALLAH soit exalté —. Le cadi ‘Iyad n’admet pas que le sens des textes rapportés concernant l’élévation (‘oulouww) soit l’élévation spatiale qui fait partie des attributs des corps, mais il les porte sur ce qui sied à ALLAH — que ALLAH soit exalté —, ou bien il délègue son sens tout en étant certain de Sa transcendance par rapport à la limite et au lieu. Par cela, il décide que la transcendance est un fondement souverain, et que toute compréhension qui contredit ce fondement est rejetée, même si son auteur prétend s’attacher à l’apparence de la narration.
Septièmement : As-Sanousi (m. 895 H) — La codification de la négation de la direction et du lieu L’enracinement dogmatique au Maroc a atteint un degré élevé de précision avec l’imam Mouhammed Ibn Youssouf As-Sanousi At-Tilimsani, car la croyance est devenue chez lui une science éducative disciplinée dans les textes et les explications. Il a décidé dans Oumm al-Barahine la transcendance de ALLAH par rapport aux attributs de la nouveauté (houdouth), et a rendu impossible, à Son égard, la ressemblance avec les choses nouvelles, et il en découle la négation de la corporéité, de la direction et du lieu. Si l’Istiwa est pris comme exemple chez As-Sanousi, son interprétation ne peut être dissociée de ce fondement global ; tout sens nécessitant l’assise, l’établissement ou la spatialité est impossible à l’égard de ALLAH — que ALLAH soit exalté —, car cela fait partie des signes des corps. Dès lors, les textes de l’Istiwa sont ramenés chez lui à la règle de la transcendance : soit ils sont délégués d’une manière qui sied à ALLAH, soit ils sont interprétés par une interprétation admissible qui ne contredit ni la langue des Arabes ni le fondement de la transcendance. Son texte a perduré des siècles dans les cercles d’enseignement, les zawiyas et les écoles dans tous les recoins du Maroc.
Huitièmement : Abou ‘Abdillah Al-Maqqari At-Tilimsani (m. 759 H) — Sur les équivoques Abou ‘Abdillah Mouhammed Ibn Mouhammed Al-Maqqari At-Tilimsani, ancêtre de l’auteur de Nafh at-Tib, est un grand savant maghrébin et andalou en jurisprudence, fondements et théologie. Il a, dans Idah al-Masalik ila Qawa’id al-Imam Malik, une règle célèbre concernant les attributs qui décide que : « Ce qui, dans les textes, suggère l’assimilation, il n’est pas permis de l’exécuter sur son apparence, mais il doit être orienté vers ce qui sied à la Majesté de ALLAH — que ALLAH soit exalté —, avec la croyance ferme à la transcendance ». Cette règle globale est la colonne vertébrale de la méthodologie maghrébine concernant les équivoques : il n’y a pas de rejet du texte, ni de reddition à une apparence physique qui mène à l’assimilation.
Neuvièmement : Mayara Al-Fassi (m. 1072 H) — La continuité de l’école Mouhammed Ibn Ahmed Mayara Al-Fassi est mentionné dans les traditions de l’enseignement marocain parmi la classe des commentateurs qui ont servi les textes sunnites et malikites, et ont contribué à fixer les méthodes de compréhension et d’enseignement en Occident musulman. Il est par cela un témoin de la continuité de l’école, et non un fondateur du chapitre des attributs à nouveau. L’exemple le plus approprié dans son exposé est la règle et non le mot seul : ce qui est équivoque dans les textes ne doit pas être compris par ce qui contredit les textes définitifs (mouhkamat) indiquant la transcendance. Ce genre de service scientifique — servir les textes et les explications — est en réalité une fixation de la méthodologie des gens de la Sunna et son renouvellement à chaque génération.
Dixièmement : Al-‘Alawi Ach-Chanqiti (m. 1232 H) — Sur l’impossible dogmatique ‘Abdillah Ibn al-Hajj Ibrahim Al-‘Alawi Ach-Chanqiti, malikite ach’arite, auteur de Nachr al-Bounoud ‘ala Maraqi as-Sa’oud, est considéré comme l’un des ouvrages mères dans les fondements et le dogme dans l’espace du Grand Maghreb. Il y décide, dans le chapitre des attributs : « Il est obligatoire à Son égard — que ALLAH soit exalté — l’existence, l’antériorité et la pérennité, et il est nié à Son égard la corporéité, la direction, le lieu et tout ce qui nécessite la nouveauté ». Cette formulation globale exprime les programmes éducatifs qui se sont enracinés dans le système scientifique marocain de l’extrême Orient andalou jusqu’à l’extrême Occident saharien.
Onzièmement : At-Tawoudi Ibn Souda (m. 1209 H) — Sur le hadith de la descente (nouzoul) At-Tawoudi Ibn Souda représente une étape tardive de la maturité de l’école maghrébine à l’ère Alaouite, où l’enseignement dogmatique ach’arite a continué à l’intérieur du système malikite officiel. Il est un témoin du fait que la méthodologie maghrébine concernant les attributs ne s’est pas interrompue, mais est restée liée dans les gloses, les annotations et l’enseignement supérieur traditionnel. Son exemple approprié est le hadith de la descente : le texte rapporté dedans ne doit pas être porté sur le déplacement physique de haut en bas, car le mouvement et le déplacement font partie des caractéristiques des corps, et ALLAH — que ALLAH soit exalté — en est transcendé. Par conséquent, la descente doit être soit déléguée avec la croyance à la transcendance, soit interprétée par la descente de la miséricorde, de l’ordre ou de l’attention accordée aux invocateurs, selon ce que la langue arabe et les fondements des gens de la Sunna permettent.
La méthodologie globale : entre la délégation et l’interprétation Si ces modèles sont réunis, il apparaît que les savants du Maghreb Al-Aqsa ne sont pas divisés dans le fond, mais leurs méthodes d’exposé ont varié. Certains ont préféré la délégation avec la négation de l’apparence physique — comme c’est le cas de l’œuvre d’Ibn ‘Abd al-Barr dans des passages de At-Tamhid — et certains ont emprunté l’interprétation en cas de besoin éducatif ou dialectique — comme l’a fait Ibn al-‘Arabi dans Ahkam al-Qour’an et Al-Baji dans ses recherches théologiques — mais tous se rejoignent dans le rejet de l’assimilation et de la corporéisation, et dans le fait de rendre la parole de ALLAH : ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ﴾ (Rien n’est tel que Lui) un fondement définitif dans ce chapitre.
Dès lors, l’expression la plus précise pour décrire leur doctrine est de dire : ils établissent les attributs rapportés par la Loi, transcendent ALLAH — que ALLAH soit exalté — par rapport à la ressemblance avec les choses nouvelles, ramènent l’équivoque au définitif, et ne portent pas les mots des attributs sur leurs apparences physiques qui font partie des nécessités des corps. C’est là la part commune qui peut être défendue historiquement et scientifiquement lorsque l’on parle de l’école maghrébine depuis les Idrissides jusqu’aux Alaouites.
Résumé L’école dogmatique s’est stabilisée au Maghreb Al-Aqsa sur le fait que le chapitre des attributs est un chapitre de glorification et de transcendance, non un chapitre d’assimilation et de représentation. Pour cela, les imams du Maghreb ont traité les informations des attributs équivoques selon les exigences de deux grands fondements : la foi en ce qui est rapporté, et la transcendance de ALLAH — que ALLAH soit exalté — par rapport aux apparences des corps, des limites et des directions.
Abou ‘Imran Al-Fassi est un témoin de l’environnement fondateur, Ibn ‘Abd al-Barr est un exemple dans l’élévation avec l’établissement et l’arrêt, Al-Baji est un exemple dans la dialectique théologique disciplinée, Ibn Rochd le Grand est un exemple dans la déclaration de la négation des six directions par un texte authentifié, Ibn al-‘Arabi est un exemple dans l’interprétation détaillée du verset de l’Istiwa, le cadi ‘Iyad est un exemple dans le rejet de l’apparence physique de la hauteur, As-Sanousi est un exemple dans la codification éducative globale, Al-Maqqari est un exemple dans la règle globale des équivoques, Mayara est un témoin de la continuité éducative, Ach-Chanqiti est un exemple dans la formulation des impossibles dogmatiques, et At-Tawoudi Ibn Souda est un témoin de la communication de la méthodologie à l’ère Alaouite.
Par cela, il est juste de dire que la doctrine des savants du Maghreb concernant les équivoques est la doctrine des gens de la Sunna basée sur la transcendance, et que le désaccord entre eux, la plupart du temps, est un désaccord de méthode dans l’exposé entre la délégation et l’interprétation, et non un désaccord de fond dans la négation de la corporéisation et de l’assimilation.
Liste des sources et références
Premièrement : Les sources primaires
Ibn ‘Abd al-Barr, Abou ‘Omar Youssouf An-Namari, At-Tamhid lima fi l-Mouwatta’ min al-Ma’ani wa l-Asanid, vérifié par Moustapha Al-‘Alawi et Mouhammed Al-Bakri, Ministère des Waqfs marocain, 1387 H.
Al-Baji, Abou l-Walid Soulayman Ibn Khalaf, Al-Ichara fi Oussoul al-Fiqh wa l-Kalam, vérifié par ‘Ali Mou’awwad et ‘Adil ‘Abd al-Mawjoud, Dar al-Koutoub al-‘Ilmiyya, Beyrouth.
Ibn Rochd le Grand, Abou l-Walid Mouhammed Ibn Ahmed Al-Qourtoubi, Al-Mouqaddimat al-Moumahhadat, vérifié par Sa’id Ahmed A’rab, Dar al-Gharb al-Islami, Beyrouth, 1988 M.
Ibn al-‘Arabi, Abou Bakr Mouhammed Al-Ma’afiri, Ahkam al-Qour’an, vérifié par ‘Ali Mouhammed Al-Bajawi, Dar al-Jil, Beyrouth.
Le cadi ‘Iyad, Abou l-Fadl Al-Yahsoubi, Ikmâl al-Mou’lim bi-Fawa’id Mouslim, vérifié par Yahya Isma’il, Dar al-Wafa’, Mansoura, 1419 H.
As-Sanousi, Mouhammed Ibn Youssouf, Oumm al-Barahine (Al-‘Aqida as-Sanousiyya) ma’a Charhiha, vérifié par ‘Omar Al-Minyawi, Al-Maktaba al-Azhariyya lit-Tourath, Le Caire.
Al-‘Alawi Ach-Chanqiti, ‘Abdillah Ibn al-Hajj Ibrahim, Nachr al-Bounoud ‘ala Maraqi as-Sa’oud, vérifié par Mouhammed Al-Amin Ibn Mouhammed, imprimerie Faddala, Mohammedia.
Deuxièmement : Les références modernes
8. Hajjoui Ath-Tha’alibi Al-Fassi, Al-Fikr as-Sami fi Tarikh al-Fiqh al-Islami, Dar al-Koutoub al-‘Ilmiyya, Beyrouth.
9. Ibn Fourk, Abou Bakr Mouhammed, Mouchkil al-Hadith wa Bayanouh, vérifié par Moussa Mouhammed ‘Ali, ‘Alam al-Koutoub, Beyrouth.
10. La Ligue Mohammadienne des Savants, traduction d’Abou ‘Imran Al-Fassi, site électronique de la Ligue

