Abdel Jalil bnou Wayhlan

Abdel Jalil bnou Wayhlan

Abdel Jalil bnou Wayhlan est un faqih berbère malikiy, il était le chaykh de Sidi Bennour. Il a enseigné le fiqh pendant 30 ans à Aghmat au sud de Marakech, à côté de la tombe de Mou’tamid ibnou ^Abad. est le propre frère de Dhû Asbah Al-Hârith Ibn Mâlik Ibn Zayd auquel aboutit la généalogie de l’Imâm Mâlik Ibn Anas (l’Imâm de Médine).

Donc,Abdel Jalil bnou Wayhlan est lié à l’Imâm Mâlik par deux filiations La première, c’est par la doctrine (malikite) puisqu’il en est l’un des plus éminents représentants qui l’ont servi au Maghrib grâce à ses œuvres précieuses Sidi Abdel jalil était tellement pauvre qu il partageait avec sa femme le même morceau de tissu pour se couvrir, aller donner cours .Il n’a pu payer son loyer pendant dix années et un jour alors que le propriétaire lui réclamait son argent, il en fut très triste .

La nuit dans le rêve, il a eu la vision de Allah sans endroit ni comment et il Lui a dit : « ô Allah, je n’ai pas d’argent pour payer mon loyer ». Et il s’est réveillé juste après le rêve car il a entendu quelqu’un frapper à sa porte. Il a ouvert et une personne lui a donné de l’argent pour payer ses dettes. Un jour , le juge de Armett est venu voir le roi et lui a dit : « tu as vu l’innovation que fait Abdel jalil ? » Car quand Abdel Jalil sortait de al Joumou^a il ne rentrait à sa maison qu’au moment du ^asr. Ceci car les gens l’arrêtaient pour le saluer et lui demander des dou^as. Le roi a répondu : « tu n’as qu’à faire comme lui et tu verras si les gens t’arrêtent pour te demander des dou^as.

Sidi Abdel Jalil était un homme agrée et comme cela est rapporté dans le hadith, celui qui est agrée, les gens l’aiment. Un jour après sa mort, sa femme raconte : « vers la fin de sa vie, il ne faisait le woudou’ qu »avec de l’eau chaude.Une nuit, je me suis donc levée pour lui en chauffer mais je n’ai pas trouvé de feu. Je suis restée inquiète jusqu’à ce qu’une braise passe d’elle même sous la porte et arrive jusqu’à moi. Avec cette braise , j’ai pu allumer un feu. Puis, quand il a voulu commencer, il a crié : « qui a dormi sur le tapis de prière ? » je lui ai dit : « je ne sais pas » il a répondu : « j’ai vu dans le rêve le prophète s’approcher du tapis et le rejeter avec le pied, j’ai compris qu’il y avait des najaçahs dessus ». j’ ai donc réveillé les enfants afin de les interroger à ce sujet et l’un d’eux a avoué qu il avait dormi dessus et qu ‘une goutte d’urine s’était échappée de lui » . ^Abdel Jalil a dit que pendant pendant 30 ans il ne mangeait que peu.

Certains des gens de Armett ne l’aimaient pas et un jour ils ont voulu lui offrir une djelleba pour observer sa réaction et ainsi savoir si il était au courant de leurs animosité. ^Abdel Jalil a accepté la djellaba et l’a offerte à un mécréant. Ils sont alors venus lui reprocher son acte et pendant qu ‘ils le lui reprochaient, l’homme est venu pour faire les 2 témoignages.

Un jour, le gouverneur de Armett a fait un appel aux gens, il demandait à tous ceux qui habitaient à côté de la mosquée d’Armett de quitter les lieux car des travaux d’agrandissement de la mosquée étaient prévus. Le gouverneur demandait cela à tous les habitants sauf à Abdel Jalil. Quand il l’a su, il est sorti avec les autres. Le gouverneur a alors regretté sa décision et il a demandé aux gens de revenir. Mais ^Abdel jalil qui était malade a vu sa maladie s’aggraver et il est mort.

Moulay Bouchaibe Reddad

Moulay Bouchaibe Reddad

Moulay bouchaibe reddad est le chaykh de Abou Yazza( Moulay Bouazza) il est arrivé au stade de abdal qui est le degré juste avant al Qoutb. Il est mort à Azzemour en 561 H. Il apprenait le Qour’an aux enfants mais il redistribuait la rétribution financière qu’il recevait pour cette tâche par crainte de ne pas la mériter.

Il donnait toujours cours debout par respect pour le Qour’an. Un jour, moulay bouchaibe reddad a vu sa vache manger de l’herbe dans le champ du voisin, il s’est alors précipité pour enlever l’herbe avec sa main avant que la vache ne l’avale., puis a enfermé l’ animal 3 jours pendant lesquels il donnait son lait aux pauvres par crainte que ce lait ne provienne de l’herbe mangée dans le champ du voisin.

Un jour, son élève Abdel Khaliq bnou Yacin de Bridghar (région de Marakech) est venu lui emmener des raisins secs. Moulay Boucha^ib l’a interogé sur sa manière d’irriguer ses vignes et l’élève lui a expliqué qu’il avait un accord avec son voisin. Ils partageaient l’eau, ainsi un jour, c’est lui qui arrosait et le lendemain, c’était le voisin. Alors Moulay Boucha^ib lui a dit de reprendre ses raisins car il craignait que le partage de l’eau n’ait pas été totalement équitable.

Le gouverneur d’Azemmour était un homme injuste, il avait voulu tuer un groupe de gens de maniére arbitraire. Moulay Boucha^ib est donc allé le trouver pour lui ordonner le bien et lui interdire le mal mais le gouverneur n’a rien voulu entendre et l’a poussé sans ménagement. Sur le champ il fut pris de forte fièvre et de maux de ventre. Son entourage lui a rappelé qu’il avait eu ce qu’il méritait car il avait bousculé un waliy. A son tour, il a finalement compris et est allé voir Moulay Boucha^ib pour lui demander de le pardonner, il l’en a supplié et a renoncé à exécuter le groupe d’innocents.

En Andalousie, se trouvait les membres d’une famille emprisonnée, leur parenté d’Azemour est venue demander de l’aide à moulay bouchaibe . Il leur a fait des invocations et le jour même, les prisonniers ont été libérés par sa barakah. Moulay bouchaibe reddad avait un Mouhaddin personnel qui venait lui crier dans les oreilles pour lui annoncer l’entrée de chaque prière obligatoire.

En effet, quand il entrait dans une prière surrérogatoire, il était tellement concentré dans son adoration qu’il se détachait totalement de son environnement au point qu’il ne voyait , ni n’entendait plus rien. Pendant ses prières, il pleurait si longuement que l’emplacement en était tout mouillé. Un jour pendant un cours où il incitait à faire des aumônes aux pauvres, un homme s’est levé et a déclaré qu’il était pauvre , qu’il avait des enfants et n’avait pas d’argent pour subvenir à leurs besoins. Moulay Boucha^ib s’est tourné vers son élève et lui a demandé : « vas lui donner 5 dinars de ton argent personnel ». l’élève n’en a donné que 3 sur les 5 que le Chaykh avait demandé mais l’homme pauvre était très content car cela repésentait déjà une belle somme.

C’est à ce moment qu’un homme venu de Malaga pour le commerce s’est présenté chez Moulay Boucha^ib. Il lui a expliqué qu’il était commerçant, qu’il avait de l’argent mais que la maladie l’empêchait de retourner chez lui car il ne pouvait se déplacer ni par mer, ni sur terre. Il cherchait à savoir si le chayKh avait un élève de confiance qui pouvait s’occuper de son commerce le temps de sa guérison. Moulay Boucha^ib a demandé au même élève de prendre en charge le commerce de cet homme . Au terme de son engagement, l’élève remit 600 dinars de gains au commerçant qui lui en reversa la moitié comme salaire , soit 300 dinars. Moulay Boucha^ib s’est alors retourné vers lui en demandant : combien as-tu donné à l’homme à qui je t’avais demandé de donner 5 dinars ? l’élève a répondu : « mes enfants n’ont rien à manger, c’est pour cela que j’en ai donné 3 seulement » Moulay Boucha^ib a alors dit : « tu ne t’en remets pas à Allah, si tu le faisais, tu gagnerais plus ». Des savants ont voulu le tester ; ils savaient que par habitude , il faisait toujours 2 raka^as avant de s’asseoir. Alors ils ont installé beaucoup de tapis dont un seul n’était pas souillé par la najaçah et ils ont pu remarqué (et cela à plusieurs reprises) qu’il choisissait toujours le tapis propre pour faire sa prière. Un jour, un de ses élèves a voulu passer la nuit au bord de la rivière, c’était une nuit d’hiver, très froide. Soudain il entendit un homme parler, il s’approcha, c’était Moulay Boucha^ib en train de se laver et de parler avec sa nafs. Il disait : « tu as vu, tu veux que je fasse at tayammoum car je suis djounoub mais le feu de l’enfer est plus dur que le froid ». L’élève a rejoint le chaykh , lui a préparé un feu pour le réchauffer et lui a demandé pourquoi il agissait ainsi. Il a répondu : « cette nafs, elle veut ma perte ! » Moulay bouchaibe reddad est mort en 561.

Il a vécu à l’époque de al Qadiy^yad, Ibnou Rouchd ( le grand père) … la période que l’on a appelé la période en or à cause de la grande quantité de savants qu’elle a connue. C’était un homme pieux, on l’appelait As saariyah ( le poteau) car quand il faisait la prière, il ne bougeait pas et récitait dans une raqa^ah l’équivalent de Sourat al Baqarah en se détachant totalement du monde extérieur, au point de ne plus rien entendre.

Mounia bint Maymoun Doukalliy

Mounia bint Maymoun Doukalliy

Mounia bint Maymoun Doukalliy

Mounia bint Maymoun Doukali est originaire de Meknès, et a vécu à Marrakech. Elle y est décédée en 595 et fut enterrée à côté de bab Dbaghine. Elle était arrivée à un haut degré de willaya.

Le chaykh Abou Yaqoub ibni Ziyyat qui a écrit le livre intitulé : « At Tachawouf » raconte : « je l’ai visitée et je n’ai vu que des os sans chair. Parmi ses karamah, il témoigne qu’elle entendait le adhan pour chaque prière ; et cela où qu’elle se trouve et qu’elle continuait à l’entendre tant qu’elle n’avait pas accomplit son obligation. Un jour, alors qu’elle n’avait pas d’argent et qu’elle avait faim, elle a fait la prière du doha et pendant qu’elle l’accomplissait, elle a senti quelque chose bouger sous le tapis. Elle a alors imaginé que c’était un serpent ou un autre animal. Quand elle l’a soulevé, elle y a trouvé de l’argent. Elle s’est alors prosternée et a dit : « ô mon dieu je n’ai pas besoin d’argent ! » ; le chaykh dit que lorsqu’elle s’est relevée, il a regardé à son tour sous le tapis mais il n’y avait plus rien.

Une fois , alors qu’elle était invitée chez un commerçant, elle a senti que son cœur se serrait quand il lui a présenté le repas, elle ne l’a pas aimé, n’a pas eu envie de le manger, mais pour faire plaisir à son hôte, elle a avalé un morceau. Elle a raconté que pendant les 3 jours suivants, elle n’a pu faire aucun dhikr , ni aucun acte surérogatoire. Elle avait entendu quelqu’un lui dire : c’est comme cela qu’on fait avec les gens qui mangent la nourriture illicite après avoir eu la certitude qu’elle était illicite. Cela, car le repas avait parlé et lui avait dit de ne pas le manger car il était illicite.

A une autre occasion, je suis venue la voir ; elle m’a annoncé que la veille était venu chez elle ^Ayssa bnou Moussa, un waliy de Safi et que quand il avait fait sa prière la nuit, elle avait vu une lumière entrer par la fenêtre. Au fond de moi, je me suis dit : « comment cela, un jeune waliy vient chez elle alors qu’elle est seule ? ». C’est alors qu’elle a cherché après son neveu , et lui a demandé : « n’est-ce pas que tu as dormi chez moi hier ? » et son neveu a répondu par l’affirmative.

Le chaykh Abou l ^Abbas al Azdi al Basti a dit : j’ai visité la mosquée de Sidi Chakkir ( les gens disent sidi Chikr) et j’ai trouvé dans cette mosquée Mounia Bintou Maymoun, elle s’est approchée de moi et m’a dit : « c’est la première fois que je visite cet endroit et j’avais très envie de te voir ici et de discuter avec toi. Je sais que c’est le signe que je dois me préparer pour mourir ». Le chaykh al Azdi a rapporté qu’en effet, quand elle est rentrée à Marrakech, elle est tombée malade de la maladie de sa mort et est décédée peu après. Pendant leur rencontre , elle lui a expliqué que chaque année dans cette mosquée, l’habitude des waliys est de s’y retrouver à une date précise pour faire du dhikr . Cette année là, 1000 femmes waliyyates avaient assisté à l’assemblée. (Cette habitude de se rassembler dans cette mosquée perdure jusqu’à nos jours.)

Ibnou Ziyyat a dit : « j’ai visité sa tombe et j’ai vu une grande lumière en sortir ! »

 

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